PARTIE 2 : LES DÉFIS DE LA FRANCE DU 21ème SIÈCLE 

CHAPITRE 8 : LA CRISE DE L’AUTORITÉ, LA MONTÉE DE L’ULTRAVIOLENCE ET LE RISQUE SÉPARATISTE

La crise de l’Autorité et la montée de l’Ultraviolence

« Civilisation et violence sont des concepts antithétiques ». Lorsque Martin Luther King prononce ces mots lors de son Discours du Prix Nobel de la paix à Oslo le 10 décembre 1964, les États-Unis sont déjà au cœur d’une phase d’ultra-violence qui mêle racisme, lutte contre la guerre du Vietnam, extrêmes de tout bord, attentes de la première génération d’après guerre. 55 ans plus tard, les motifs ont changé, mais les débats sur la violence au sein de la plupart des sociétés au monde, dont la société française; sont vifs.

Au cœur des préoccupations, la remise en question de l’autorité de chaque État et plus généralement le refus d’observer des règles de vie en société semble devenu synonyme d’une « inacceptable soumission à l’ordre établi ». Toutefois, ce phénomène est d’autant discuté qu’il est particulièrement scruté.
Le rapport à l’autorité est observé depuis les années 1980 par de nombreux chercheurs, notamment à travers l’enquête internationale de référence, l’European Values Study, réalisée en 1981, 1990, 1999, 2008 et 2018. Lors de la dernière série de l’EVS, 79 % des Français estimaient qu’il serait une bonne chose de « respecter davantage l’autorité ». Ils n’étaient que 59 % en 1990. En comparaison chez nos voisins allemands, 56 % des sondés sont en « demande d’autorité », ce qui est beaucoup moins qu’en France, mais dans une tendance elle aussi, nettement à la hausse. Est-ce une évolution logique et inéluctable pour des sociétés démocratiques qui sont confrontées à la disparition de formes d’autorité procédant du sacré? Est-ce la résultante de la remise en cause de la légitimité des représentants politiques ou l’origine?
Sachant qu’il ne suffira jamais de décréter le retour de l’autorité pour qu’elle réapparaisse subitement, l’illusion de l’autorité risque de produire des conséquences encore plus dramatiques que son absence. L’acceptation apeurée de dispositifs autoritaires mis en place pour « le bien des populations » ne saurait en aucun cas servir de fondement à l’autorité. En recourant à de semblables artifices, les dirigeants pourraient ne faire que retarder le moment où doivent s’exprimer les reproches des populations en quête d’une autorité légitime retrouvée.
la première étape pourrait consister dans l’engagement sur le long chemin de la restauration de la crédibilité et d’une confiance à l’égard de ceux qui incarnent l’autorité: parents, enseignants, autorités policières, institution judiciaire, représentants politiques. À commencer par la restauration de l’autorité de la parole publique passant par son absolue crédibilité? Dans Le fil de l’épée, le Général de Gaulle le résumait ainsi: « L’autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement. ». L’autorité impliquerait donc la distance, la réflexion longue, la stratégie plutôt que la tactique, le « pourquoi » plutôt que le « comment ». Le fossé qui se creuse entre les responsables et les exécutants fait inexorablement apparaître une perte de confiance et une défiance. L’autorité doit-elle alors se conformer aux attentes d’une société? Peut-il exister une autorité en phase avec son époque? Si la mondialisation complexifie les rapports de proximité et principalement l’influence des pouvoirs locaux, comment conserver les liens de proximité alors même que les citoyens ont le sentiment d’être marginalisés, ignorés: « Qui décide? » « Et moi dans tout cela? »
Enfin l’autorité ne doit pas non plus se parer du voile du charisme et en attendre un improbable salut. C’est l’assentiment de tous qui fait sa force. Dans ces conditions, l’autorité pourrait-elle découler d’un nouveau style de leadership, d’un leadership renouvelé et en phase avec les attentes de son époque?
Autre réflexion, la quête d’autorité est-elle la réponse aux phénomènes d’ultraviolence ou d’hyperviolence dont un consensus médiatique et populaire affirme qu’ils sont devenus de plus en plus courants?
L’analyse des données montre d’abord que certains types de violences reculent.
Ainsi 900 personnes meurent d’homicide chaque année en France depuis le début des années 2010. Au début des années 1990 c’était deux fois plus. Dans les années 1960, c’était quatre fois plus. Au début du 21ème siècle, c’était vingt fois plus. Ensuite, certaines violences devenues insupportables socialement quittent la sphère de la vie privée et deviennent davantage publiques et médiatiques. C’est par exemple le cas des « violences domestiques » – terme générique et trop pudique pour parler des hommes qui battent et parfois tuent leur femme ou leurs enfants et qui sont partiellement recouvrées désormais sous le vocable « féminicide » – et qui est un phénomène paradoxal car on en a jamais autant parlé alors qu’il n’est pourtant pas forcément le signe d’une augmentation du phénomène mais au contraire le syndrome d’une évolution de notre société à la sensibilité plus forte sur ces crimes: ce qui était un non-évènement il y a un demi- siècle est devenu quelque chose d’intolérable aujourd’hui.
Enfin, d’autres violences sont particulièrement complexes à mesurer, comme les violences psychologiques et verbales. Ainsi, aucun indicateur ne permet de mesurer le niveau et l’évolution du harcèlement notamment à l’école. En revanche, le phénomène est rendu plus visible par les réseaux sociaux alors qu’auparavant il était tenu discret ou circonscrit à l’intimité des foyers.
Mais tous ces points ne doivent pas dissimuler la croissance des faits depuis trois décennies.
Dans L’Histoire criminelle de la France, Alain Bauer et Christophe Soullez rappellent à quel point la perspective est importante s’agissant des questions de violence. Selon eux, la situation s’est fortement améliorée pendant quatre siècles – hormis les périodes de guerres – depuis la mise en place de l’état civil par François 1er en 1539 jusque dans les années 1970.
Puis un retournement intervient à partir du milieu des années 1990, où on constate une progression quasi exponentielle des violences physiques, toutes sources statistiques confondues (mains courantes, plaintes, services d’urgences…).
– Homicides et les tentatives: de 2155 à 3562 faits par an (+65 % d’augmentation entre 1999 et 2019)
– Coups et blessures volontaires: de 110000 faits à plus de 265416 faits par an (+140 % environ entre 1999 et 2019)
– Séquestrations: de 1600 faits à 4200 faits par an (environ +160 % entre 2000 et 2019).
– Menaces et chantages: de 50000 faits à 141.0000 faits par an (environ 182 % entre 2000 et 2019)
– Violences contre les dépositaires de l’autorité : de 15 500 faits environ à plus de 38 500 par an (+148 % entre 2000 et 2019)
Et jusqu’à 2800 sapeurs-pompiers victimes d’une agression en 2017, soit 213 % d’augmentation en 10 ans.
Existerait-il ce que le Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a défini comme un « ensauvagement » (21) de la société? En parlant d’ensauvagement, Gérald Darmanin met un mot sur une idée plus globale: celle d’une « décivilisation ». Ce qui est en cause serait la « désocialisation » croissante d’individus pour lesquels toute norme, tout repère et tout respect de règles ont disparu.

Interrogé sur la mesure de l’hyperviolence, Christophe Soullez, responsable de l’Observatoire national de la délinquance, en convient: « On ne sait pas mesurer l’hyperviolence. » Les méthodes d’enregistrement des infractions, au sein du ministère de l’Intérieur, ont de surcroît plusieurs fois évolué au fil des ans et rendent difficile l’établissement de comparaisons. Et les modèles d’analyse évoluent eu rythme des présidences sur un sujet particulièrement politique et observé par l’opinion publique. Ainsi, en 2015, sous la présidence de François Hollande, un nouvel outil de statistiques avait été mis en place en rupture avec les modèles précédents. Et l’Observatoire national de la délinquance doit bientôt cesser son activité et disparaîtra avec lui, les enquêtes de victimation. Ce sont désormais les seules données du ministère de l’Intérieur qui serviront de référence.
Mais au-delà des débats de méthodes, la croissance des faits justifient que le sentiment de violence élevé et le fait que la sécurité, arrivent en tête des thématiques jugées prioritaires par les Français (47 %). (22) Comment combattre ce phénomène?
Par l’éducation? Les parents, les professeurs, les éducateurs ont pour mission de transmettre les valeurs qui fondent notre civilisation, en plaçant au-dessus de tout le respect de la personne humaine, celui des origines différentes, des sexes, des opinions.
Par le contrôle et la dissuasion pénale ? Aussi utile soit elle, ce n’est pas la vidéosurveillance qui empêchera la violence même si elle est un outil de complément précieux pour la police et l’institution judiciaire. Cependant, agir à la fois sur l’aspect sécuritaire et l’aspect pénal et notamment sur les moyens mis à disposition de ces institutions semble aujourd’hui incontournable selon les spécialistes. Hors dépenses de personnel – le budget des forces de l’ordre a baissé de -6 % en 2020. Pour 1.000€ de dépense publique, l’État mobilise 25 € pour les sécurités. Concernant la justice, seuls 20 % des auteurs de crime ou délit sont condamnés à une peine de prison ferme, notamment par les effets des aménagements quasi automatiques et systématiques des peines. En outre, les peines ne sont pas toutes exécutées. Pour les peines d’emprisonnement ferme ou en partie ferme prononcées, le taux de mise à exécution à 6 mois, 12 mois, 24 mois et 60 mois est respectivement de 25 %, 44 %, 66 % et 81 %. Autrement dit, 12 mois après le prononcé d’une peine, seules 44 % sont mises réellement à exécution…
Si les violences ne sont pas nouvelles, l’apparence d’une impuissance de l’État à remplir son rôle essentiel de protection des citoyens, le sentiment d’impunité qui se développe chez les délinquants, et l’explosion de violences gratuites auxquelles on assiste actuellement, sont les germes d’une instabilité et du risque de remise en cause de l’établissement social, et de ce fait l’un des défis les plus rudes à relever pour la France du 21ème siècle.

(21) Interview jean-jacques bourdin, lundi 7 septembre sur bfmtv
(22) Enquête « priorités des Français pour les élections municipales selon l’enquête », La Voix des territoires, réalisée par Odoxa-CGI – décembre 2019

POUR SE SENTIR FRANÇAIS, RÉPUBLICAIN, LORSQU’ON EST JEUNE

En allumant la télévision, j’entends souvent des hommes d’une cinquantaine ou soixantaine d’années dire que la jeunesse d’aujourd’hui n’est justement pas insérée dans ce socle républicain et qu’elle n’a pas conscience des dangers qui pèsent sur notre société.
Non, les jeunes ne sont pas dépourvus de valeurs et ils se reconnaissent dans notre République, aussi divers que soient nos parcours et nos origines. Vous savez, je côtoie énormément de jeunes dont les parents sont issus de l’immigration, mais eux, ils ont choisi la nationalité française, parce que l’école a su jouer son rôle d’entité fédératrice.
Mais peut-on dire qu’elle, la république, reconnaît sa jeunesse? Et chacun comprendra là tout mon propos. Nous ne nous sentons pas hors de la république, mais c’est elle qui nous met dehors, ou du moins cherche à nous mettre dans des cases, qui ne sont pas les nôtres. Cela peut paraître un peu insensé pour certains, mais un rappeur du nom de Black M résume parfaitement ce que je résume: « la France est belle, mais elle me regarde de haut comme la Tour Eiffel ».
Pourtant la république, du latin res publica, correspond à une chose commune, la chose du peuple. Le peuple, il ne doit pas correspondre aux récupérations politiques de certains politiciens, mais à sa signification originale, celle de 1789, c’est à dire un groupe de personnes ayant la même langue et le désir de vivre ensemble, et ce, au-delà de nos origines ou de nos religions, et dans lequel les jeunes ont aussi leur mot à dire.
Alors c’est sur ce point que j’espère réponse. Comment donner, laisser la parole aux jeunes? Comment réussir à faire en sorte que la société accepte de les écouter? Comment faire pour amener la république jusqu’à eux, pour qu’enfin, elle les écoute et les entende?
Avant de terminer, je veux témoigner des risques qui pèseront sur notre société si nous ne veillons pas, aujourd’hui, à régler ce problème.
En effet, de plus en plus de jeunes ne se sentiront plus appartenir à cette république, donc une grande partie ne fera même plus l’effort d’aller voter, ce qui est déjà censé nous alerter, et c’est à ce moment-là que d’autres tomberont dans la délinquance, ce qui peut aussi expliquer pourquoi tant de jeunes français sont partis faire la guerre en Syrie.

Noah Rabiot – 16 ans – Élève de 1ère

Le risque séparatiste

Après les assassinats de religieux et de représentants de l’ordre, un nouveau seuil symbolique semble avoir été franchi avec l’assassinat de Samuel Paty le 16 octobre 2020. Un professeur décapité pour avoir présenté à titre d’étude des caricatures à caractère religieux dans le cadre de son cours fut un choc pour la nation française et pour le monde.
Mais la conviction de certains résidants de confession musulmane sur le territoire national – de nationalité française ou non – choisissant de fustiger le comportement du professeur – sans bien sûr excuser le crime – en remettant en cause le principe à valeur constitutionnelle de liberté d’expression fut un autre choc.
Au-delà des symboles, il est apparu central de réfléchir et de questionner sur l’échec du processus d’intégration en France depuis plusieurs décennies dont l’affaissement de l’État-Nation est une conséquence et le risque séparatiste une résultante.
Dans Exodus, ouvrage sociologique publié en 2013, l’universitaire d’Oxford Paul Collier évoque la perspective d’une Europe vieillissante qui se « dépeuple » progressivement et sera inéluctablement confrontée à une vague migratoire massive venue principalement d’une Afrique « jeune, surpeuplée et rêvant d’un avenir meilleur ». Cette explosion démographique soumettrait à une « épreuve sans précédent » la cohésion des sociétés européennes. Ainsi, il existerait deux grandes manières d’appréhender les migrations. Une première approche est une perspective mondiale, considérant l’immigration comme un flux qu’il convient de gérer ou de faire gérer par les territoires, ce qui priverait le migrant de la possibilité de faire reconnaître une citoyenneté pleine et entière. La question ici serait donc la régulation de ces flux. Mais comment alors expliquer la libéralisation en parallèle des flux de biens, de services, de données, alors que les mouvements de populations demeureraient contraints?
Une autre approche considère l’immigration comme un stock plus ou moins mobile et ferait du processus d’intégration une priorité, car son échec favoriserait le délitement national et l’émergence d’une contre- société. La réflexion devrait alors porter en priorité sur les capacités d’intégration et d’assimilation des populations immigrées.
Si les chiffres des flux migratoires sont souvent matières à interprétations contradictoires et à discours militants, il est indéniable que l’essor migratoire dans le monde, selon toute vraisemblance, se poursuivra. Dans ces conditions, quel référent culturel mettre en place en France alors même que les dynamiques migratoires ont évolué au cours des dernières années et que ce qui fonctionnait hier s’avère inopérant aujourd’hui ?
Ainsi, le modèle de « l’assimilation à la française » est-elle encore simplement possible? Correspond-elle à la nouvelle configuration du monde et des flux de population, alors même qu’elle place tout le fardeau de l’acculturation sur les épaules de l’immigré à qui est demandé un ralliement inconditionnel à sa nouvelle patrie, ses mœurs et contenus culturels? Une politique d’assimilation efficace suppose que le pays d’accueil présente un point d’ancrage durable, fier de lui-même, sûr de son avenir. Est-ce toujours le cas pour la France ?
Considérée comme un repoussoir par de nombreux discours politiques, l’assimilation ne semble plus susciter l’adhésion, contrairement au modèle anglo-saxon de l’intégration, présenté comme une approche plus pertinente permettant aux immigrés et à leurs descendants de nouer une relation apaisée avec la société.

Il ne s’agirait donc plus d’une adhésion pleine et entière, mais d’un contrat interactif moins ambitieux, qui autorise le maintien des liens avec la culture d’origine, la pratique sans complexes de la religion importée, tout en conservant un attachement de fond aux valeurs du pays d’accueil dont certaines demeurent d’ailleurs inaliénables.
La diversité démographique qui est la réalité de la France actuelle appellerait donc une solution « intégrative » qui puisse permettre une coexistence sans heurts pour offrir un cadre commun à tous les particularismes en évitant que chaque groupe ne définisse ses propres normes au détriment de la cohésion nationale. Tel était le « Creuset français », dont parle l’historien Gérard Noiriel. Ce creuset, conçu par la Révolution, fait de la Nation une communauté issue de la volonté de vivre ensemble selon des règles fondées sur les droits de l’être humain et non plus sur des usages coutumiers. Toutefois, dans la situation actuelle et alors que triomphe aujourd’hui le ressentiment de certaines catégories de la population envers leur pays d’accueil, cette accumulation de clivages persistants, et pour certains croissants, révèleraient-ils que nos valeurs à prétention universelle ne sont pas ou plus universalisables à ce stade? Et si tel était le cas, ces clivages pourraient-ils remettre en cause la paix civile du fait d’une « distance culturelle irrémédiable » pour reprendre les termes de Pierre Brochand. (23)
Enfin, la religion musulmane a-t-elle été à l’origine de l’échec de l’assimilation à la française comme tendent à le soutenir les ouvrages de Bernard Rougier (Les Territoires conquis de l’islamisme) et de Hugo Micheron (Jihadisme français) qui évoquent une « entreprise politique et idéologique » à l’œuvre? Le premier grand signal d’alerte en France a certainement été « l’affaire » du voile islamique à Creil, en 1989, il y a trente ans – l’année même de la « fatwa » contre Salmane Rushdie prononcé par le régime islamique iranien à laquelle il renoncera dix ans plus tard. Le livre collectif Les territoires perdus de la République en 2002 ou le rapport de Jean-Pierre Obin en 2004 furent autant de « rappels » que les gouvernements successifs n’ont pas su, n’ont pas voulu, en tout cas n’ont pas entendu.
Comment expliquer cet échec collectif ? La société française doit-elle simplement s’habituer aux « imperfections » d’une société moderne ou fait-elle face au contraire à une menace existentielle que certains sous-estimeraient? Ne pourrait-il pas non plus exister une autre voie, celle de l’accueil d’immigrants reconnaissant l’intégrité des valeurs françaises et donc leur adhésion à ces valeurs comme condition sine qua non et contre les préceptes des intégristes musulmans quitte à faire d’eux de mauvais croyants? Et ces valeurs, comme le veut la démocratie, pourraient-elles évoluer dans le temps par le vote des nouveaux venus? La France pourrait-elle réfléchir pour le siècle qui s’ouvre, dans un monde ouvert et mondialisé, à un autre modèle d’immigration qui s’apparente à « je vous veux » et au « qui m’aime me suive » et qui resterait à explorer ? Le risque séparatiste, avéré, fait de l’intégration une priorité absolue pour ne pas vivre la prédiction de Chateaubriand: « Puisque nous refusons de prendre pour pilotes le talent, la raison, le bon sens et l’expérience, il ne nous reste qu’à nous abandonner, les yeux fermés, à la tempête: nous n’avons pas voulu conduire les événements, nous serons conduits par eux » Journal des débats, 19 juillet 1826 in Œuvres, Éditions Pourrat frère, 1833, tome XXII, p.464

 

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(23) Ancien directeur général de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) de 2002 à 2008, il est intervenu lors d’un colloque de la Fondation Res Publica sur le thème: « Pour une véritable politique de l’immigration ».

 

 

 

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